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Le média citoyen des élections municipales 2026 à Montpellier


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Printemps montpelliérain

Tête de liste : Jean-Louis Roumégas

Les ÉcologistesL'Après 34Assemblée des quartiers

Les Écologistes (anciennement Europe Écologie – Les Verts) constituent un mouvement politique national structuré autour des enjeux écologiques, sociaux et démocratiques. Le mouvement défend une transformation écologique de la société articulée à la justice sociale, à la démocratie locale et à la planification écologique.

À Montpellier, Les Écologistes disposent d’un ancrage ancien, à la fois militant et institutionnel, et ont participé à différentes configurations électorales et majorités municipales au cours des dernières décennies.

Pour les élections municipales de 2026, Les Écologistes ont annoncé la constitution d’une liste écologiste autonome, intitulée « Printemps montpelliérain » et conduite par Jean‑Louis Roumégas.

Jean‑Louis Roumégas et l’écologie politique à Montpellier

Jean‑Louis Roumégas est une figure historique de l’écologie politique locale et nationale. Ancien député, il est engagé depuis de nombreuses années sur les questions environnementales, démocratiques et sociales.

Sa désignation comme tête de liste pour les municipales de 2026 s’inscrit dans la volonté d’une partie des Écologistes montpelliérains de réaffirmer une identité politique écologiste propre, distincte des logiques de coalition dominées par d’autres forces de gauche.

Une liste écologiste autonome

Pour 2026, Les Écologistes à Montpellier ont fait le choix stratégique de présenter une liste autonome, sans intégration dans une coalition conduite par le Parti socialiste.

Ce choix est présenté par ses promoteurs comme :

  • une volonté de clarifier le projet écologiste auprès des électeur·rices ;
  • un refus d’une écologie réduite à un rôle d’appoint dans des majorités de gestion ;
  • une manière de replacer l’écologie politique au centre du débat municipal.

Cette orientation distingue la liste conduite par Jean‑Louis Roumégas d’autres configurations locales dans lesquelles des écologistes ont fait le choix de participer à des majorités socialistes.

Tensions et divergences internes au sein des Écologistes

La préparation des municipales de 2026 à Montpellier s’inscrit dans un contexte de désaccords internes au sein du mouvement écologiste local.

Désaccords stratégiques

Plusieurs courants et sensibilités s’opposent sur la stratégie à adopter vis‑à‑vis de la municipalité socialiste actuellement en place :

  • une partie des Écologistes défend une autonomie politique claire, estimant que l’écologie ne peut être pleinement mise en œuvre dans une majorité dominée par le Parti socialiste ;
  • une autre partie privilégie une logique d’alliance avec le maire Michaël Delafosse, considérant cette participation comme un moyen d’influer de l’intérieur sur les politiques municipales.

Le cas de Manu Reynaud et de ses soutiens

Ces divergences se sont notamment cristallisées autour de Manu Reynaud, figure écologiste locale, et de ses soutiens, qui ont fait le choix de se ranger du côté de la majorité municipale conduite par Michaël Delafosse et le Parti socialiste.

Ce positionnement a été perçu par d’autres écologistes comme une rupture politique avec l’orientation d’autonomie défendue par la liste Roumégas. Il illustre des désaccords profonds sur :

  • le rapport aux partis de gouvernement ;
  • la capacité de la municipalité actuelle à porter une véritable transformation écologique ;
  • la place de l’écologie dans l’équilibre des forces de gauche à Montpellier.

Ces tensions ont contribué à structurer le paysage écologiste local en vue de 2026, avec des écologistes présents à la fois dans la majorité municipale sortante et dans une opposition écologiste autonome.

Positionnement politique local

La liste écologiste conduite par Jean‑Louis Roumégas se positionne comme une alternative à la municipalité socialiste actuelle, tout en se distinguant des autres forces de gauche par une centralité donnée aux enjeux écologiques.

Les critiques formulées portent notamment sur :

  • le rythme et l’ampleur de la transition écologique locale ;

  • les choix d’aménagement urbain et de métropolisation ;

  • la cohérence entre discours écologiques et décisions concrètes.

Axes programmatiques généralement mis en avant

Sans programme municipal définitivement arrêté à ce stade, les prises de position publiques des Écologistes et de Jean‑Louis Roumégas permettent d’identifier plusieurs axes récurrents :

  • Transition écologique locale : réduction de l’empreinte carbone de la ville, adaptation au changement climatique, protection de la biodiversité ;
  • Urbanisme et aménagement : critique de l’artificialisation des sols, réflexion sur la densité urbaine et les usages de la ville ;
  • Démocratie locale : participation citoyenne, transparence des décisions, renforcement du rôle des habitant·es ;
  • Justice sociale : articulation entre écologie et conditions de vie, lutte contre les inégalités environnementales.

Le programme

logementsolidarité

Logement : Se loger dignement, à un prix supportable

Éradiquer le sans-abrisme : « Zéro personne à la rue »

Dormir dehors n'est pas une fatalité : c'est un échec collectif. Des familles, des femmes seules, des jeunes, des personnes malades passent de solutions précaires en solutions précaires, ou restent à la rue.

Dispositifs :

  • Stratégie municipale Logement d'abord : accès rapide à un logement stable + accompagnement.
  • Équipes « aller-vers » renforcées (social + santé + médiation), présence régulière et coordination.
  • Développement de solutions pérennes : intermédiation locative, pensions de famille, résidences sociales, baux sécurisés.
  • Prévention des ruptures (impayés, expulsions, sorties de l'ASE, hospitalisations, violences).

Garanties : priorité absolue aux plus vulnérables ; sorties durables de la rue, pas des rotations d'urgence ; dignité, sécurité, efficacité.

Plan d'urgence : « Zéro enfant à la rue »

Quand l'hébergement déborde, ce sont d'abord les familles qui trinquent : nuits dehors, instabilité, enfants déscolarisés.

Dispositifs :

  • Cellule municipale d'urgence logement (coordination associations / CCAS / bailleurs).
  • Mise à l'abri immédiate et digne quand c'est nécessaire, avec solutions adaptées aux familles.
  • Parcours « mise à l'abri → stabilisation → logement » : pas de remise à la rue.

Stop au logement trop cher : encadrement des loyers + observatoire local

Les loyers explosent, les revenus ne suivent pas : on renonce, on s'éloigne, on s'endette.

Dispositifs :

  • Mettre en place l'encadrement des loyers (là où c'est possible) et un observatoire local des loyers réels.
  • Accompagnement des locataires : information, médiation, recours.

Meublés touristiques : protéger l'habitat permanent

Quand des logements basculent en location touristique, l'offre pour vivre à l'année diminue et les prix montent.

Dispositifs :

  • Règles strictes, enregistrement, contrôles et sanctions effectives en cas de fraude.
  • Limitation de la transformation de logements en meublés touristiques là où l'habitat permanent est sous tension.

Rénovation énergétique : priorité aux passoires et aux copropriétés en difficulté

Les passoires énergétiques ruinent les ménages et rendent le logement invivable l'été.

Dispositifs :

  • Création d'un pôle « Rénovation thermique » au sein de la régie publique de l'énergie : diagnostic, aides, dossiers, accompagnement de bout en bout.
  • Priorité aux ménages modestes et copropriétés fragiles.
  • Travaux anti-surchauffe : protections solaires, ventilation, ombrage.
  • Objectif : 10 000 dossiers à traiter par an.

Permis de louer + lutte contre l'habitat indigne

Insalubrité, logements dangereux, surloyers : un scandale social et sanitaire.

Dispositifs :

  • Permis de louer dans les secteurs concernés.
  • Contrôles renforcés, procédure rapide, astreintes et sanctions.
  • Accompagnement et relogement des ménages quand c'est nécessaire.

Produire du logement vraiment abordable : social, très social, accession sociale

On construit, mais trop souvent pas pour celles et ceux qui vivent et travaillent ici.

Dispositifs :

  • Priorité au logement social et très social dans la programmation.
  • Mobiliser le foncier public et des outils anti-spéculation pour l'accession sociale (ex : dissociation foncier/bâti).
  • Transformer quand c'est pertinent (bureaux → logements), plutôt que d'étaler.
enfance et éducationémancipation et justice sociale

Jeunesse : proximité, égalité et autonomie

Parcours citoyen de la jeunesse

Un parcours citoyen continu de l'adolescence à l'entrée dans la vie adulte, mettant l'accent sur les droits et la participation civique.

Centres de loisirs et d'activités pour les 11–17 ans

Les équipements existants couvrent mal les collégiens et lycéens. Il faut des espaces dédiés avec des programmes adaptés.

Dispositifs :

  • Ages 11–14 : activités éducatives et de loisirs.
  • Ages 15–17 : programmes à thèmes choisis par les jeunes eux-mêmes (voyages, musique, sport, projets…).
  • Centres de loisirs ouverts aux adolescents, notamment l'été.

Emploi et expérience professionnelle

  • Banque municipale de stages pour les élèves de 3e et 2nde : réduire les inégalités liées au réseau familial.
  • Agence d'alternance en partenariat avec les acteurs de l'emploi local.
  • Service civique pour les 15–17 ans : missions de solidarité et d'engagement environnemental.
  • BAFA gratuit avec placement municipal à la clé.
  • Emplois saisonniers au sein des services municipaux, accessibles et formateurs.

Accueil périscolaire élargi

  • Horaires étendus de 7h à 19h pour les structures de garde périscolaire.
  • Repas de la cantine gratuits.
environnementchangement climatiquegestion de l'eau

Urbanisme : une ville qui protège, qui rafraîchit, qui respecte ses quartiers

Zéro artificialisation nette : stop au bétonnage, priorité à la ville déjà là

La ville étouffe : surchauffe, ruissellement, perte de nature. Continuer à artificialiser aggrave tout.

Dispositifs :

  • Objectif clair : zéro artificialisation nette sur le mandat.
  • Priorité à la rénovation, la transformation et la réhabilitation (friches, dents creuses, bureaux vacants) plutôt que l'étalement.
  • Stop aux projets qui détruisent des sols vivants et aggravent l'îlot de chaleur.

Garanties : moins de béton, plus de sobriété foncière ; une ville plus résiliente face aux canicules et aux pluies extrêmes.

Trame verte et bleue : relier parcs, jardins, cours d'eau, garrigues

La nature est fragmentée : le vivant recule, la biodiversité s'effondre, la ville perd ses respirations.

Dispositifs :

  • Construire une trame verte et bleue continue : corridors écologiques, alignements d'arbres, renaturation des berges.
  • Protéger les « petits » espaces de nature du quotidien : squares, jardins, friches à haute valeur écologique.
  • Soutenir jardins partagés et végétalisation (sols vivants d'abord).

Garanties : plus de biodiversité, plus de fraîcheur, plus de bien-être ; une ville plus vivante et plus respirable.

Démocratie urbanistique : décider avec les habitant·es, pas contre eux

Des projets arrivent « tout faits », la défiance monte, et la ville se fracture.

Dispositifs :

  • Concertations utiles : conseils de quartier outillés, ateliers publics, restitutions claires, calendrier public.
  • Transparence : objectifs, impacts, alternatives, engagements, suivi.
  • Droit d'alerte citoyen sur les projets qui menacent la santé, le climat ou le cadre de vie.

Plan « Montpellier ville fraîche » : arbres, ombre, désimperméabilisation

Les canicules deviennent la norme : quartiers minéraux, peu d'ombre, sols imperméables, nuits invivables.

Dispositifs :

  • Plan canopée : planter massivement là où ça manque (rues, places, parkings, abords d'écoles).
  • Désimperméabiliser : retirer du bitume, remettre du sol vivant, noues, sols infiltrants.
  • Multiplier l'ombre et les îlots de fraîcheur (ombrage, points d'eau, matériaux moins chauffants).

Garanties : moins de surchauffe, plus de confort dans l'espace public ; moins de ruissellement, plus d'infiltration.

Règles urbanistiques anti-spéculation : construire moins mais mieux

Trop souvent, l'urbanisme subit la logique des promoteurs : volumes, densités, prix, sans respect des quartiers, des habitant·es et du climat.

Dispositifs :

  • Concertation obligatoire en amont : dès les premières esquisses, avec les riverain·es, les habitant·es et les associations directement concernées.
  • Une charte exigeante : qualité architecturale, confort d'été, pleine terre, espaces verts, gestion de l'eau, stationnement vélo, mixité sociale.
  • Outils de la collectivité : préemption, maîtrise foncière, conditions strictes sur le foncier public.

Renaturer les cours d'écoles et leurs abords

Des cours surchauffées et minérales : risque sanitaire, inégalités, inconfort au quotidien.

Dispositifs :

  • Cours d'écoles transformées : arbres, sols perméables, ombre, points d'eau, jeux plus naturels.
  • Abords d'écoles apaisés : trottoirs continus, traversées sécurisées, espace public plus « respirable ».

Ville et métropole polycentriques et maillées

Quand tout est concentré au même endroit, on dépend de la voiture, on perd du temps, et les inégalités entre quartiers se creusent.

Dispositifs :

  • Un modèle clair : polycentrisme maillé à l'échelle ville + métropole (plusieurs centralités, reliées entre elles).
  • Renforcer les centralités de quartiers : santé, écoles, sport, culture, alimentation, démarches du quotidien.
  • Mailler les centralités entre elles : liaisons rapides et lisibles, pas uniquement « tout vers le centre ».
  • Requalifier les grands axes en boulevards urbains : apaisés, ombragés, sûrs.
démocratie

Démocratie locale : donner le pouvoir aux habitant·es

Institutions participatives lisibles

Rendre la décision publique compréhensible, accessible et contrôlable.

Dispositifs :

  • Parlements de quartier (élu·es).
  • Référendums locaux (consultatifs / décisionnels selon seuils).
  • Comité de suivi indépendant.
  • Pétition citoyenne pour inscrire un point à l'ordre du jour du Conseil municipal (seuil à débattre, ex. 1 500 signatures).

Garanties : publicité des séances, comptes-rendus lisibles, réponses motivées de la Ville, calendrier de mise en œuvre.

Plateforme numérique de démocratie continue

Faciliter l'« aller-retour » citoyen·nes ↔ Ville ↔ parlements de quartier.

Dispositifs :

  • Échanges directs avec élu·es, services et parlements de quartier.
  • Numéro de suivi pour chaque demande ; statut d'avancement en temps réel.
  • Consultations et votes en ligne.

Garanties : accessibilité (langage clair, mode faible connexion, médiation en lieux physiques), open data, archivage public.

Pouvoir aux quartiers

Rapprocher la décision des bassins de vie, donner une vraie légitimité aux instances de quartiers.

Dispositifs :

  • Concertation pour passer de 8 à 22–23 quartiers lisibles.
  • Budgets participatifs à la hauteur des besoins de chaque quartier.
  • Observatoire citoyen de l'action locale.

Garanties : règles anti-captation, parité / diversité, bilan annuel « ce qui a été fait / ajustements ».

Des lieux pour faire vivre la démocratie locale

Disposer dans chaque quartier d'un lieu identifié pour se réunir, s'informer et participer.

Appui sur des lieux existants ou maisons de la citoyenneté, horaires lisibles, affichage des projets en cours et retours réguliers aux habitant·es.

Conventions citoyennes thématiques

Décider en connaissance sur des sujets structurants.

Dispositifs :

  • 50 % volontaires / 50 % tirage au sort.
  • 1 thème = 1 convention.
  • Restitution, débat et prise de décision en Conseil municipal ou par référendum local.

Garanties : expertise contradictoire et vulgarisée, publication des analyses, engagements datés.

Co-construction exigeante

Du diagnostic partagé à la décision validée par la population.

Dispositifs :

  • Parlements de quartier (élu·es) + assemblées citoyennes.
  • Référendums avant Conseil municipal.

Garanties : transparence des coûts / impacts / alternatives, évaluation partagée a posteriori.

sécurité

Tranquillité : médiation, prévention et présence de proximité

Police municipale de proximité 24h/24 et 7j/7

Augmentation du nombre de policier·es municipaux·ales et de médiateurs·rices de proximité (objectif : 4 agents pour 1 000 habitants).

Présence dans les quartiers, agents connus des habitant·es, approche par la désescalade et la médiation.

Reprendre l'espace public : accompagner sans exclure

Face aux situations de trouble de l'espace public (comme au square du Père-Bonnet à Figuerolles), la réponse doit être à la fois ferme et humaine : présence régulière, accompagnement des personnes en situation de précarité, médiation de terrain.

L'objectif n'est pas de fermer l'espace public, mais de le rendre vivable pour tou·tes.

Prévention : s'attaquer aux causes

La tranquillité publique passe par la prévention sociale : investir dans la jeunesse, lutter contre le décrochage scolaire, soutenir les structures qui accompagnent les personnes fragiles.

Une ville qui prend soin de ses habitant·es les plus vulnérables est une ville plus sûre pour tou·tes.

culture

Culture : accessible à tou·tes, ancrée dans les quartiers

Une culture vraiment accessible

La culture ne doit pas être un privilège. Cela implique des politiques tarifaires ambitieuses, des équipements de proximité et une programmation qui reflète la diversité de la ville.

Médiathèques : gratuité réelle, pas de tartufferie

La gratuité d'accès aux médiathèques est une bonne mesure. Elle va dans le sens de l'égalité. Mais une vraie politique culturelle ne se limite pas à supprimer des frais d'inscription : il faut aussi des horaires adaptés, des collections renouvelées, des animateurs en nombre suffisant, et une présence dans tous les quartiers.

Culture de proximité et soutien aux artistes locaux

  • Soutien aux lieux culturels de proximité (associations, salles de spectacle, ateliers d'artistes).
  • Programmation qui valorise les artistes montpelliérains et les cultures du monde présentes dans la ville.
  • Espaces de création accessibles dans tous les quartiers.
alimentationsantésolidarité

Alimentation : manger sain, local et solidaire

L'ordonnance verte : un panier bio gratuit par semaine pour les femmes enceintes

Pendant la grossesse, les femmes enceintes et leur enfant à naître sont encore trop exposés aux perturbateurs endocriniens présents dans l'alimentation, les emballages, l'air intérieur.

Dispositifs :

  • Chaque femme enceinte pourra recevoir un panier/semaine gratuit de légumes bio et locaux, sans condition de revenus, sur ordonnance ou avec un certificat de grossesse.

Garanties : moins d'exposition aux perturbateurs endocriniens ; alimentation saine, locale et non transformée ; protection des femmes enceintes et de leurs bébés.

Des épiceries municipales à prix coûtant

Beaucoup de familles n'ont pas les moyens d'acheter des produits de qualité. Résultat : malbouffe, renoncements, inégalités.

Dispositifs :

  • Création d'une centrale d'achat municipale + 10 épiceries « vente sans marge », réparties dans différents quartiers.
  • Produits locaux, régionaux et bio, achetés directement chez l'agriculteur, vendus au prix coûtant.
  • Tarif social pour les foyers modestes.

Pourquoi : rendre le bon accessible, soutenir les producteurs, alléger le budget alimentaire, encourager les circuits courts.

Soutenir les circuits courts et l'ESS

Dispositifs :

  • Soutien aux caisses alimentaires, AMAP, magasins de producteurs, marchés de proximité, conserveries et ateliers ESS.
  • Renforcement du circuit de distribution de la Caisse Alimentaire Commune.

Office Agricole Métropolitain + cantines 100 % bio/local

Aujourd'hui seulement 30 % de bio/local dans les cantines.

Objectif : tendre vers 100 % de produits bio et/ou locaux dans les cantines scolaires.

Pourquoi : préserver la santé des enfants, développer les circuits courts, soutenir une agriculture durable.

Fin du plastique dans les cantines

La loi EGAlim interdit le plastique depuis 2025 — mais il est encore utilisé à Montpellier. La chaleur + le plastique = microparticules dans les aliments, risques cancer, diabète, maladies cardiaques.

Dispositifs :

  • Remplacement total par de l'inox (ou de la céramique) : durable, sûr, conforme à la loi.

Éducation au goût dès le périscolaire

Les enfants sont exposés à la junk food dès le plus jeune âge.

Dispositifs :

  • Ateliers découverte sensorielle, saisonnalité, équilibre alimentaire.
  • Défis « sans soda ».

Journée sans soda

Sensibiliser aux dangers du sucre, mobiliser les écoles, le périscolaire, les quartiers et les associations.

Alternatives proposées : eaux aromatisées, jus frais, infusions, eau du robinet.

santésolidaritédéchets

Santé : un droit, pas un privilège — proximité, prévention, santé environnementale

Un service public municipal de santé : des centres de santé de proximité dans les quartiers

Des milliers de personnes renoncent aux soins : manque de médecins, délais, coût, absence de suivi. Les inégalités territoriales se creusent.

Dispositifs :

  • Créer / renforcer des centres de santé municipaux (médecine générale, infirmier·es, sages-femmes selon besoins, prévention) avec tiers payant et tarifs sans dépassements.
  • Priorité aux quartiers sous-dotés et aux publics qui renoncent le plus.
  • Amplitudes horaires adaptées (soir / samedi quand c'est pertinent) + coordination avec l'hôpital et la médecine de ville.

Prévenir plutôt que réparer : plan municipal de prévention

On arrive trop tard : diabète, hypertension, santé bucco-dentaire, dépistages. La prévention manque, surtout là où la vie est plus dure.

Dispositifs :

  • Campagnes de dépistage et de prévention « hors les murs » : marchés, quartiers, événements, lieux de vie.
  • Parcours de prévention dans les centres municipaux : dépistages, vaccination, santé bucco-dentaire, addictions (orientation), nutrition, santé sexuelle.
  • Aller-vers : repérage et suivi des personnes sans médecin traitant.

Santé mentale : une priorité municipale, notamment pour les jeunes

Anxiété, dépression, isolement : les délais explosent, les familles sont démunies, les jeunes décrochent.

Dispositifs :

  • Points d'accueil et d'écoute de proximité (jeunes, parents, étudiant·es), avec orientation rapide.
  • Renforcer l'accès à des consultations (psychologues / infirmier·es psy en lien avec les structures existantes).
  • Actions anti-isolement : lieux ressources, prévention en milieu scolaire et associatif.

Soutenir Human Santé et pérenniser ces structures

Des centres de santé comme Human Santé répondent à un besoin vital mais leur modèle est fragilisé par des financements précaires.

Dispositifs :

  • Soutenir Human Santé et inscrire durablement le financement de ces centres dans la LFSS.
  • Construire une alliance municipale : appui administratif, conventions, travail en réseau (CCAS, prévention, santé mentale, accès aux droits).
  • Développer ce type de structures dans la ville : centres pluridisciplinaires, médiation, prévention « aller-vers ».

Lutter contre les addictions : réduction des risques + bus de santé

Les addictions (drogues, alcool, médicaments) sont un enjeu majeur de santé publique. La réponse ne peut pas être seulement répressive : il faut soigner, protéger, accompagner.

Dispositifs :

  • Un bus de soins et de réduction des risques : dispositif mobile allant au contact avec des professionnel·les (santé + social) pour prévenir les risques, repérer et orienter vers les soins, accompagner vers des parcours de sortie de dépendance.
  • Travail en réseau avec l'hôpital, les structures d'addictologie, les associations, le CCAS.

Accès aux droits et aux soins : guichet unique + médiation santé

Même quand l'offre existe, beaucoup se perdent : droits incompris, démarches, isolement, langue, ruptures de parcours.

Dispositifs :

  • Un guichet municipal « droits & santé » (CCAS / associations / CPAM / ARS) : ouverture de droits, rendez-vous, orientation.
  • Médiation santé : accompagnement des personnes en grande précarité, des seniors isolés, des jeunes sans suivi.
  • Interprétariat quand nécessaire, pour que la santé ne dépende pas de la maîtrise du français.

Santé environnementale : air, chaleur, bruit, logements

Pollution de l'air, canicules, bruit, logements indignes : la santé se joue aussi dans l'urbanisme, l'habitat et l'espace public.

Dispositifs :

  • Un plan santé-environnement : protection des écoles et crèches, lutte contre les îlots de chaleur, réduction du bruit, suivi des expositions.
  • Lien direct avec le logement : repérage humidité / moisissures / insalubrité, accompagnement et interventions.
  • Dispositif « canicule » renforcé : repérage des personnes fragiles, lieux frais accessibles, visites et appels.

Santé des femmes : accès réel aux soins et à la prévention

Retards de diagnostic, manque de suivi, inégalités d'accès (gynéco, dépistages), précarité menstruelle, violences.

Dispositifs :

  • Parcours dédiés : prévention, dépistages, accompagnement dans les centres municipaux.
  • Lutte contre la précarité menstruelle : accès gratuit dans les lieux municipaux.
  • Orientation renforcée et confidentielle pour les victimes de violences, avec accompagnement.

Non à l'incinérateur de déchets plastiques à Montpellier !

Un incinérateur de déchets plastiques pourrait voir le jour dans le quartier de Croix d'Argent, prévoyant de brûler entre 30 000 et 45 000 tonnes de plastiques par an. Ce serait une première en France — et une bombe sanitaire.

Brûler du plastique, c'est libérer dans l'air des substances toxiques que nous respirerons chaque jour : furanes, dioxines, métaux lourds (arsenic, mercure, plomb), polluants éternels PFAS. Les habitants dans un rayon de deux kilomètres — GaroSud, Prés d'Arènes, Les Grisettes, Les Sabines, Ovalie, Croix d'Argent, Maurin ou encore Lattes — seront directement exposés.

Position : abandon immédiat de ce projet et mise en place d'un plan local ambitieux de réduction et de valorisation des déchets, fondé sur la réduction, le tri, le réemploi et l'économie circulaire.

transport et mobilités

Mobilités : droit à la mobilité, quartiers protégés, alternatives fiables

4 boulevards : circulation « en pétales » + réouverture de l'avenue Albert Dubout

Le trafic de transit traverse des quartiers entiers : bruit, pollution, danger, rues « coupées » et invivables.

Dispositifs :

  • Rouvrir l'avenue Albert Dubout et réorganiser la circulation « en pétales » : desserte locale oui, transit de traverse non.
  • Apaiser les vitesses, sécuriser les traversées, redonner de l'espace aux piéton·nes et vélos.

Garanties : moins de voitures de transit dans les quartiers riverains ; moins de bruit et de pollution, plus de sécurité et de qualité de vie.

Un réseau vélo vraiment sécurisé + stationnements sûrs + aide au vélo pour les -25 ans

Des aménagements en morceaux et des carrefours dangereux : le vélo reste réservé aux plus aguerri·es.

Dispositifs :

  • Construire un réseau cyclable continu, lisible, protégé (pas des tronçons isolés).
  • Sécuriser les « points noirs » et généraliser les stationnements vélos sécurisés (gares, campus, équipements, commerces).
  • Mettre en place un prêt / une aide au vélo pour les moins de 25 ans.

Garanties : moins d'accidents, plus de trajets du quotidien à vélo (y compris enfants et seniors) ; le vélo devient une option réelle.

Transports en commun : la gratuité ne suffit pas → plus d'offre, plus de maillage

Sans fréquence, régularité et amplitude, on garde la voiture par contrainte.

Dispositifs :

  • Augmenter l'offre : plus de rames et de bus, plus de conducteurs·trices, plus de fréquence.
  • Étendre l'amplitude (soir / nuit) et améliorer la fiabilité (temps d'attente, correspondances).
  • Créer un maillage « quartiers ↔ emplois ↔ universités ↔ gares », pas seulement périphérie → centre.

Garanties : moins d'attente, plus de trajets possibles sans voiture ; une mobilité utile au quotidien pour celles et ceux qui bossent tôt / tard.

Aux entrées de ville : parkings-relais multimodaux, sûrs et gratuits

Sans alternative simple à l'entrée de la ville, on subit les bouchons et on sature les quartiers denses.

Dispositifs :

  • Créer des parkings-relais multimodaux (voiture → tram / bus / vélo), sûrs et gratuits.
  • Organiser des parcours lisibles : on laisse la voiture et on continue facilement.

Garanties : moins de voitures dans le centre et les quartiers denses ; du temps gagné, de la pollution en moins.

Rues aux écoles + plan piéton/PMR

Autour des écoles, la pression automobile met les enfants en danger. Dans de nombreux quartiers, marcher est difficile (trottoirs étroits, discontinus, obstacles).

Dispositifs :

  • Déployer des rues aux écoles : circulation limitée aux heures clés, sécurisation des traversées, espace piéton élargi.
  • Plan piéton/PMR : trottoirs continus, abaissés, traversées protégées, bancs, ombrage.

Garanties : plus d'enfants à pied/à vélo, moins de stress, plus de sécurité ; une ville plus accessible pour les seniors et les personnes à mobilité réduite.

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