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Municipales à Montpellier : Cause Commune et la REV rallient la liste de Nathalie Oziol, la recomposition s’accélère à gauche

2026-01-28|Rédaction Montpellier Municipales 2026

À un peu plus d’un mois du scrutin municipal, la campagne montpelliéraine connaît une nouvelle séquence politique majeure. Après plusieurs départs remarqués au sein du Printemps montpelliérain, le collectif Cause Commune annonce son ralliement à la liste conduite par Nathalie Oziol (La France insoumise). Un ralliement qui inclut également la REV – Révolution Écologique pour le Vivant, organisation écologiste ayant rejoint Cause Commune en décembre dernier.

Cette décision confirme l’ampleur de la recomposition en cours à gauche et accentue l’isolement de la candidature écologiste menée par Jean-Louis Roumégas.

Cause Commune et la REV rejoignent la liste LFI

Contrairement à certaines lectures hâtives, il ne s’agit pas d’un ralliement individuel. C’est bien lensemble du collectif Cause Commune, accompagné de la REV, qui rejoint la liste “Faire mieux pour Montpellier” portée par la députée LFI Nathalie Oziol.

Cause Commune s’est construit comme un collectif citoyen ancré localement, autour d’un projet politique mêlant justice sociale, écologie populaire et démocratie locale. La REV, engagée sur les enjeux écologiques et climatiques, avait rejoint le collectif à la fin de l’année 2025, renforçant sa dimension militante et programmatique.

Leur ralliement commun marque une étape importante : il consacre la volonté de ces forces de peser pleinement dans le rapport de force municipal plutôt que de rester dans une position d’observation ou de simple témoignage.

Une décision politique assumée

Ce choix intervient dans un contexte de clarification accélérée à gauche. Il fait suite aux départs de plusieurs figures du Printemps montpelliérain, dont Julia Mignacca, ex-responsable des Écologistes, ainsi que d’anciens membres de Génération·s.

Pour Cause Commune et la REV, la décision repose sur un constat partagé :

  • l’absence de perspective claire de transformation sociale dans les alliances actuellement défendues par une partie de l’écologie politique locale ;
  • le refus d’un positionnement jugé trop accommodant vis-à-vis de la majorité municipale sortante ;
  • la volonté de construire une alternative assumée face aux effets sociaux et territoriaux de la métropolisation.

Le ralliement à la liste de Nathalie Oziol est ainsi présenté comme un choix stratégique, fondé sur la cohérence politique plutôt que sur un calcul électoral à court terme.

Une recomposition qui redessine la gauche montpelliéraine

Avec l’arrivée conjointe de Cause Commune et de la REV, la liste LFI devient le principal pôle de rassemblement des forces critiques du modèle municipal actuel. Elle agrège désormais des militant·es issus de l’écologie politique, du mouvement social, de collectifs citoyens et de la gauche alternative.

À l’inverse, la dynamique du Printemps montpelliérain apparaît fragilisée. Les départs successifs interrogent la capacité de la liste menée par Jean-Louis Roumégas à incarner une alternative crédible et unifiée.

Cette recomposition met en lumière une fracture de fond :

  • d’un côté, une approche institutionnelle de l’écologie, inscrite dans la continuité des équilibres existants ;
  • de l’autre, une écologie politique plus radicale, articulée aux enjeux sociaux, au logement, à la démocratie locale et à la lutte contre les inégalités territoriales.

Un enjeu politique qui dépasse la campagne

Au-delà des jeux d’alliances, ce ralliement pose une question centrale pour Montpellier : quelle réponse politique face aux effets de la métropolisation ?

Explosion des prix du logement, relégation de certains quartiers, sentiment d’abandon dans les communes périphériques, éloignement des lieux de décision : ces dynamiques nourrissent à la fois l’abstention et la montée de l’extrême droite.

Pour Cause Commune, la REV et leurs alliés, la campagne municipale doit être l’occasion de remettre ces enjeux au cœur du débat public, et de proposer une alternative fondée sur la justice sociale, l’écologie populaire et la démocratie locale.

Dans ce contexte, leur ralliement à la liste de Nathalie Oziol apparaît moins comme un simple épisode électoral que comme un acte politique structurant, révélateur des recompositions en cours à gauche à Montpellier.