Santé : un droit, pas un privilège — proximité, prévention, santé environnementale
Une mesure proposée par Printemps montpelliérain
Un service public municipal de santé : des centres de santé de proximité dans les quartiers
Des milliers de personnes renoncent aux soins : manque de médecins, délais, coût, absence de suivi. Les inégalités territoriales se creusent.
Dispositifs :
- Créer / renforcer des centres de santé municipaux (médecine générale, infirmier·es, sages-femmes selon besoins, prévention) avec tiers payant et tarifs sans dépassements.
- Priorité aux quartiers sous-dotés et aux publics qui renoncent le plus.
- Amplitudes horaires adaptées (soir / samedi quand c'est pertinent) + coordination avec l'hôpital et la médecine de ville.
Prévenir plutôt que réparer : plan municipal de prévention
On arrive trop tard : diabète, hypertension, santé bucco-dentaire, dépistages. La prévention manque, surtout là où la vie est plus dure.
Dispositifs :
- Campagnes de dépistage et de prévention « hors les murs » : marchés, quartiers, événements, lieux de vie.
- Parcours de prévention dans les centres municipaux : dépistages, vaccination, santé bucco-dentaire, addictions (orientation), nutrition, santé sexuelle.
- Aller-vers : repérage et suivi des personnes sans médecin traitant.
Santé mentale : une priorité municipale, notamment pour les jeunes
Anxiété, dépression, isolement : les délais explosent, les familles sont démunies, les jeunes décrochent.
Dispositifs :
- Points d'accueil et d'écoute de proximité (jeunes, parents, étudiant·es), avec orientation rapide.
- Renforcer l'accès à des consultations (psychologues / infirmier·es psy en lien avec les structures existantes).
- Actions anti-isolement : lieux ressources, prévention en milieu scolaire et associatif.
Soutenir Human Santé et pérenniser ces structures
Des centres de santé comme Human Santé répondent à un besoin vital mais leur modèle est fragilisé par des financements précaires.
Dispositifs :
- Soutenir Human Santé et inscrire durablement le financement de ces centres dans la LFSS.
- Construire une alliance municipale : appui administratif, conventions, travail en réseau (CCAS, prévention, santé mentale, accès aux droits).
- Développer ce type de structures dans la ville : centres pluridisciplinaires, médiation, prévention « aller-vers ».
Lutter contre les addictions : réduction des risques + bus de santé
Les addictions (drogues, alcool, médicaments) sont un enjeu majeur de santé publique. La réponse ne peut pas être seulement répressive : il faut soigner, protéger, accompagner.
Dispositifs :
- Un bus de soins et de réduction des risques : dispositif mobile allant au contact avec des professionnel·les (santé + social) pour prévenir les risques, repérer et orienter vers les soins, accompagner vers des parcours de sortie de dépendance.
- Travail en réseau avec l'hôpital, les structures d'addictologie, les associations, le CCAS.
Accès aux droits et aux soins : guichet unique + médiation santé
Même quand l'offre existe, beaucoup se perdent : droits incompris, démarches, isolement, langue, ruptures de parcours.
Dispositifs :
- Un guichet municipal « droits & santé » (CCAS / associations / CPAM / ARS) : ouverture de droits, rendez-vous, orientation.
- Médiation santé : accompagnement des personnes en grande précarité, des seniors isolés, des jeunes sans suivi.
- Interprétariat quand nécessaire, pour que la santé ne dépende pas de la maîtrise du français.
Santé environnementale : air, chaleur, bruit, logements
Pollution de l'air, canicules, bruit, logements indignes : la santé se joue aussi dans l'urbanisme, l'habitat et l'espace public.
Dispositifs :
- Un plan santé-environnement : protection des écoles et crèches, lutte contre les îlots de chaleur, réduction du bruit, suivi des expositions.
- Lien direct avec le logement : repérage humidité / moisissures / insalubrité, accompagnement et interventions.
- Dispositif « canicule » renforcé : repérage des personnes fragiles, lieux frais accessibles, visites et appels.
Santé des femmes : accès réel aux soins et à la prévention
Retards de diagnostic, manque de suivi, inégalités d'accès (gynéco, dépistages), précarité menstruelle, violences.
Dispositifs :
- Parcours dédiés : prévention, dépistages, accompagnement dans les centres municipaux.
- Lutte contre la précarité menstruelle : accès gratuit dans les lieux municipaux.
- Orientation renforcée et confidentielle pour les victimes de violences, avec accompagnement.
Non à l'incinérateur de déchets plastiques à Montpellier !
Un incinérateur de déchets plastiques pourrait voir le jour dans le quartier de Croix d'Argent, prévoyant de brûler entre 30 000 et 45 000 tonnes de plastiques par an. Ce serait une première en France — et une bombe sanitaire.
Brûler du plastique, c'est libérer dans l'air des substances toxiques que nous respirerons chaque jour : furanes, dioxines, métaux lourds (arsenic, mercure, plomb), polluants éternels PFAS. Les habitants dans un rayon de deux kilomètres — GaroSud, Prés d'Arènes, Les Grisettes, Les Sabines, Ovalie, Croix d'Argent, Maurin ou encore Lattes — seront directement exposés.
Position : abandon immédiat de ce projet et mise en place d'un plan local ambitieux de réduction et de valorisation des déchets, fondé sur la réduction, le tri, le réemploi et l'économie circulaire.