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municipales 2026

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Le média citoyen des élections municipales 2026 à Montpellier


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La Municipaliste

Tête de liste : Kadija Zbairi

Mouvement citoyen

Kadija Zbairi est architecte DPLG, originaire de Montpellier. Après avoir exercé dans d'autres villes, elle est revenue s'installer dans son territoire en 2017, portant un regard renouvelé sur les défis urbains, sociaux et environnementaux de la métropole. Elle se spécialise en architecture biomimétique, une discipline qui s'inspire du vivant pour concevoir des espaces urbains plus résilients, plus sobres et davantage en harmonie avec les écosystèmes locaux. Elle a été la seule architecte à contribuer aux Assises de la transition agro-écologique et de l'alimentation durable de 2019, témoignant de son engagement à l'intersection de l'urbanisme, du soin aux milieux et de la souveraineté alimentaire.

Engagée dans la vie publique, Kadija Zbairi s'est portée candidate aux élections législatives, affirmant une présence citoyenne dans l'espace politique sans appartenance partisane. Sa démarche s'inscrit dans un mouvement citoyen non partisan, convaincu que la transformation de la ville doit partir des habitant·es elles-mêmes et d'eux-mêmes, et non de logiques de partis.

Pour les municipales de 2026, Kadija Zbairi conduit la liste « La Municipaliste », dont le slogan — « À vous de jouer ! » — résume une vision politique fondée sur la participation active des citoyennes et citoyens. Le programme s'articule autour de quatre grands axes : la cité en commun, la culture au quotidien, la transition écologique et la participation citoyenne. Une candidature qui propose de replacer l'habitant·e au cœur des décisions qui façonnent la ville.

Le programme

sécurité

Une tranquillité publique fondée sur la prévention et la présence humaine

La tranquillité publique ne se résume ni à la peur ni à la sanction. Elle tient à la qualité des espaces, à la présence humaine, aux relations entre habitant·es et à la capacité de la ville à prévenir plutôt qu'à subir les tensions.

Une approche sérieuse de la sécurité passe par l'attention au quotidien : éclairage, usages partagés de l'espace, médiation, continuité des services de proximité et lisibilité des règles communes. C'est en rendant la ville plus habitée et plus lisible qu'on crée les conditions d'une coexistence apaisée.

Orientation proposée : fonder la politique de tranquillité publique sur la prévention, la présence humaine et la médiation, plutôt que sur la surveillance et la répression.

enfance et éducationculture

Une ville éducatrice tout au long de la vie

L'éducation ne se limite pas à l'école. Elle se construit tout au long de la vie, dans les lieux culturels, les pratiques artistiques, le sport, les savoir-faire, et les rencontres qui permettent de comprendre le monde et de se situer dans la cité.

À Montpellier, l'enjeu est de penser l'éducation comme un fil continu entre écoles, quartiers, équipements culturels et sportifs, universités et initiatives locales. Il ne s'agit pas d'ajouter des dispositifs, mais de mieux relier ce qui existe déjà — pour donner à chacun·e les moyens d'apprendre, de développer son esprit critique et de se sentir légitime pour comprendre et agir dans la cité.

Orientation proposée : tisser des liens entre les différents espaces éducatifs de la ville — école, culture, sport, quartier — pour construire un parcours éducatif accessible et continu pour tous les habitant·es.

environnementdémocratie

Prendre soin des communs pour améliorer la qualité de vie

L'eau, l'air, les sols, les espaces partagés, certaines ressources et infrastructures conditionnent la vie collective. Lorsqu'ils se dégradent, ce sont les usages du quotidien qui deviennent plus difficiles, et ce sont souvent les habitant·es les plus vulnérables qui en paient le prix.

Ces éléments doivent être pensés comme des communs : des ressources à préserver, à entretenir et à partager collectivement, et non comme des variables secondaires ou des actifs cessibles. La gestion des communs implique d'associer les habitant·es à leur gouvernance, de définir des règles d'usage partagées et de garantir une transparence sur leur état.

Orientation proposée : identifier et protéger les communs fragiles à Montpellier — eau, espaces verts, foncier, infrastructures partagées — en instaurant une gouvernance associant les habitant·es à leur gestion et à leur préservation.

sportsanté

Rendre le sport accessible à tous les habitants, quel que soit l'âge ou les moyens

Le sport est à la fois une pratique individuelle et un espace de santé, de rencontre et de discipline collective. À Montpellier, il doit être pensé au-delà de la performance et de la compétition, comme un élément du quotidien urbain pour tous.

Accès aux équipements, usages des espaces publics, pratiques libres, clubs associatifs, sport scolaire ou amateur : autant de dimensions à mieux articuler pour que le sport contribue réellement à l'égalité, à la prévention et au lien social. Pour cela, l'offre sportive doit être accessible, de proximité et adaptée aux réalités concrètes des habitant·es.

Orientation proposée : développer une offre sportive de proximité, accessible financièrement et géographiquement, en soutenant les clubs associatifs et en favorisant les pratiques libres dans l'espace public.

démocratie

Instaurer des budgets participatifs fondés sur l'auto-organisation citoyenne

Réserver une part visible du budget municipal à des choix proposés et décidés par les habitant·es : c'est l'objet du budget participatif. Mais ici, l'approche va plus loin qu'une simple mise en concurrence de projets.

Le processus proposé est celui d'un apprentissage collectif : partir d'un besoin réel, en discuter entre habitant·es, en estimer le coût, en vérifier la faisabilité technique, puis présenter à la ville une proposition déjà construite collectivement. La ville a un rôle précis et lisible : répondre de manière transparente, dire ce qui est possible, ce qui ne l'est pas, et pourquoi.

Mesure proposée : instituer un budget participatif sur le temps long, pensé comme un outil d'auto-organisation citoyenne, avec un processus clair d'élaboration collective et une réponse publique motivée de la municipalité pour chaque proposition.

démocratie

Créer des assemblées de quartier pour donner un pouvoir réel aux habitants

Donner aux quartiers un pouvoir réel de discussion et de décision sur ce qui les concerne, c'est le cœur de cette mesure. La ville met à disposition un cadre simple, des lieux et des horaires clairs ; les habitant·es s'organisent librement pour se réunir, échanger et formuler leurs priorités.

Au démarrage, un accompagnement léger facilite l'accès de toutes et tous : accueil des enfants, formats adaptés aux familles, aux actifs et aux personnes âgées. Ces assemblées ne sont pas des espaces de consultation ponctuelle, mais des lieux réguliers, stables, où l'on construit dans la durée — et où ce qui est formulé trouve un relais clair vers la décision municipale.

Mesure proposée : instaurer des assemblées de quartier permanentes, organisées « par le bas », avec un cadre municipal minimal et un lien direct aux processus de décision de la ville.

logement

Rendre transparentes les demandes et attributions de logement

À Montpellier, la question du logement traverse toutes les situations sociales. La ville doit garantir à chaque habitant·e un logement digne et accessible, sans exclure ni éloigner ceux qui y vivent déjà. Face aux personnes sans abri, la collectivité ne peut se résigner à l'habitude : on ne peut pas s'habituer à voir des gens dormir dehors.

La municipalité doit interroger les choix qui structurent l'offre de logement : où l'on construit, pour qui, à quels prix, avec quelles formes et quelles contreparties pour la ville.

Mesure proposée : rendre transparentes et traçables les demandes et attributions de logement social, avec des critères lisibles et un suivi public accessible à toutes et tous.

alimentationenvironnement

Renforcer l'autonomie alimentaire de Montpellier

L'alimentation engage la ville bien au-delà de ce que nous mettons dans nos assiettes. Elle touche à l'usage des terres de la commune, à la préservation des sols agricoles, aux modes de production, à la transformation locale et à l'accès pour toutes et tous à une alimentation de qualité.

Montpellier doit construire son autonomie alimentaire : définir ce que la ville peut produire, protéger et organiser sur son propre territoire, et relier plus étroitement producteurs, habitant·es, cantines scolaires, commerces et initiatives locales. La préservation des terres agricoles périurbaines est un enjeu décisif, souvent sacrifié à la pression foncière et à l'étalement urbain.

Orientation proposée : protéger les terres agricoles de la commune, soutenir la production alimentaire de proximité et organiser des circuits courts entre producteurs locaux, cantines et habitant·es.

démocratiesolidarité

Ouvrir les Maisons pour Tous 7 jours sur 7

Les Maisons pour Tous existent déjà. Pourtant, leur fermeture le week-end limite fortement leur usage, alors même que les besoins de locaux pour se réunir, travailler ensemble, organiser des actions ou des projets sont importants — notamment pour les associations, collectifs et habitant·es qui n'ont pas accès à d'autres espaces.

L'enjeu n'est pas de construire de nouveaux bâtiments, mais de rendre pleinement disponibles ceux qui existent, en s'appuyant sur des modes de gestion partagés, des partenariats associatifs et une présence humaine adaptée. Dans de nombreuses villes, cette ouverture élargie a permis de renforcer l'auto-organisation des habitant·es sans multiplier les coûts d'investissement.

Mesure proposée : ouvrir les Maisons pour Tous 7 jours sur 7, avec une organisation adaptée et sécurisée reposant sur des partenariats associatifs et une gestion partagée avec les habitant·es.

culture

Soutenir la musique et le spectacle vivant comme pratique quotidienne et accessible

Montpellier est une ville de musique et de spectacle vivant. Les scènes, les artistes et les publics sont là. L'enjeu est de permettre que cette vitalité ne se limite pas à la diffusion, mais s'ancre davantage dans la pratique, l'apprentissage et l'expérimentation — à tous les âges.

Cela passe par des conditions concrètes : des lieux accessibles pour répéter et créer, des espaces ouverts en dehors des horaires scolaires ou administratifs, des passerelles entre écoles de musique, conservatoires, pratiques amateurs et structures professionnelles. Dans plusieurs villes, l'ouverture de lieux de travail artistique partagés et la mise à disposition de bâtiments existants ont permis d'élargir l'accès à la pratique sans multiplier les équipements.

Mesure proposée : mieux utiliser les équipements existants — en organisant les usages, les horaires et les partenariats — pour faire de la musique et du spectacle vivant une pratique quotidienne, locale et accessible à toutes et tous.

solidaritéémancipation et justice sociale

Réduire la précarité et ouvrir des voies concrètes vers l'emploi

Dans nos sociétés, le travail est devenu une mesure de reconnaissance sociale — et l'absence d'emploi peut enfermer, même lorsque le chômage est largement structurel. Avec la transformation numérique et l'intelligence artificielle, il ne s'agit plus seulement de « retrouver un emploi », mais de repenser la place du travail, des compétences et de l'activité dans la ville.

La municipalité doit partir du réel des habitant·es pour identifier ce qui fragilise, mais aussi ce qui remet en mouvement : formation, accès aux droits, activité locale, économie sociale et solidaire, entraide et nouvelles formes d'insertion. Les questions de travail, d'automatisation et de dignité doivent guider l'action locale, sans attendre des solutions toutes faites venues d'ailleurs.

Orientation proposée : développer des dispositifs d'insertion ancrés dans les quartiers, articulant formation, accès aux droits et économie sociale, en s'appuyant sur les initiatives et les réalités locales des habitants.