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Municipales 2026 à Montpellier : la Cité Bergère, un enjeu politique et écologique majeur

2026-02-03|Rédaction Montpellier Municipales 2026

À l’approche des élections municipales de mars 2026, la Cité Bergère s’impose comme l’un des dossiers emblématiques du débat local. Cette parcelle agricole située en plein cœur de Montpellier cristallise des enjeux centraux : urbanisme, biodiversité, démocratie locale, accès au foncier et choix de modèle de ville.

Au-delà d’un simple projet immobilier contesté, la Cité Bergère est devenue un marqueur politique permettant de distinguer les positions et les engagements des différentes listes en présence.


La Cité Bergère : une parcelle agricole unique en centre-ville

Située avenue Saint-Lazare, dans le quartier des Beaux-Arts, la Cité Bergère est la dernière parcelle agricole encore exploitée en centre-ville de Montpellier. Utilisée historiquement pour du maraîchage familial, elle constitue aujourd’hui :

  • un espace nourricier ;
  • un îlot de fraîcheur dans une ville fortement exposée aux canicules ;
  • un réservoir de biodiversité urbaine ;
  • un patrimoine paysager et social rare.

Depuis 2025, un projet immobilier prévoyant la construction de deux immeubles sur une partie du terrain a suscité une mobilisation citoyenne d’ampleur.

Plan du projet immobilier à la Cité Bergère


Une mobilisation citoyenne structurée

Face à ce projet, un collectif baptisé « Préservons la Cité Bergère » s’est constitué. Il défend la préservation intégrale de la parcelle et propose un projet alternatif : la création d’une ferme urbaine à vocation agricole, écologique et pédagogique, éventuellement portée par la ville ou par une structure associative.

Une pétition lancée à l’été 2025 a recueilli plus de 26 000 signatures, témoignant d’un large soutien local. Le collectif a ensuite interpellé l’ensemble des listes candidates aux municipales, leur demandant de s’engager publiquement sur ce dossier.

Retrouvez les informations à jour sur les signataires de la lettre ouverte sur le site du collectif : preservonslacitebergere.fr.
Vous pouvez également soutenir la démarche en signant la pétition sur Change.org.


La position du maire sortant Michaël Delafosse

À ce jour, Michaël Delafosse, maire sortant (PS), n’a pas pris d’engagement clair en faveur de la préservation totale de la Cité Bergère.

Lors des débats en conseil municipal, la majorité a :

  • rejeté un vœu de l’opposition demandant la préemption de la parcelle par la Ville ;
  • rappelé que le PLUi métropolitain prévoit la préservation d’environ 80 % du terrain, tout en maintenant une part constructible.

Le maire a évoqué la tenue de discussions avec les propriétaires et les riverains, mais sans acter de décision garantissant juridiquement la pérennité agricole du site. Pour le collectif citoyen, cette position revient de fait à laisser avancer le projet immobilier.


Des engagements clairs de plusieurs listes d’opposition

Nathalie Oziol (La France insoumise)

Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, Nathalie Oziol a pris un engagement explicite :

« Avec la liste #FaireMieuxPourMontpellier, nous nous engageons à préserver la parcelle de la Cité Bergère face au projet immobilier que Michaël Delafosse laisse faire.
Cet espace est une richesse, une parcelle agricole au milieu de la ville, un patrimoine commun. »

Cette prise de position place clairement la Cité Bergère parmi les engagements programmatiques de la liste LFI.


Jean-Louis Roumégas (Printemps montpelliérain – Les Écologistes)

La liste écologiste menée par Jean-Louis Roumégas soutient également la démarche du collectif. Elle met en avant :

  • la préservation des terres agricoles urbaines ;
  • la nécessité d’outils juridiques (préemption, changement de zonage, protection foncière) ;
  • la co-construction avec les habitant·es.

Le Printemps montpelliérain a indiqué qu’il signerait l’engagement proposé par le collectif.


Révolution Permanente

La liste menée par Max Muller s’est également engagée à préserver la Cité Bergère et à soutenir un projet alternatif agricole, s’inscrivant dans une logique de rupture avec l’urbanisme spéculatif.


Un silence encore notable de certaines candidatures

À ce stade, aucune prise de position publique détaillée n’a été rendue publique concernant la Cité Bergère pour :

  • Mohed Altrad ;
  • Isabelle Perrein (liste soutenue par LR, UDI et Modem).

Le collectif a indiqué qu’il rendrait publiques les réponses — ou absences de réponse — des différentes listes.


Un enjeu qui dépasse le seul quartier

La Cité Bergère pose une question politique centrale pour Montpellier :

Peut-on améliorer la ville sans sacrifier ses derniers espaces agricoles et naturels ?

Elle interroge :

  • la place du logement face à la spéculation foncière ;
  • la capacité des collectivités à préempter et protéger le foncier ;
  • la cohérence des discours sur le zéro artificialisation nette ;
  • la réalité de la démocratie locale face à des projets déjà ficelés.

À ce titre, la Cité Bergère est bien plus qu’un dossier local : elle est devenue un symbole des choix de société proposés aux Montpelliéraines et aux Montpelliérains en 2026.