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Le média citoyen des élections municipales 2026 à Montpellier


Municipales 2026 à Montpellier : Cause Commune et La REV scellent une alliance pour une « écologie de rupture »

2025-12-21|L'équipe citoyenne|© Photo - DR

Une alliance politique annoncée

À un peu plus d’un an des élections municipales de 2026, la liste Cause Commune et le parti La REV – Révolution Écologique pour le Vivant ont officialisé leur alliance à Montpellier. L’information, révélée par la presse locale, marque une étape importante dans la structuration d’un pôle politique qui se revendique clairement en rupture avec les politiques écologistes institutionnelles et la majorité municipale actuelle.

Dans leur communication, les deux organisations mettent en avant une volonté commune de porter une « écologie de rupture », à la fois sociale, anticapitaliste et ancrée dans les luttes concrètes. Une orientation qui tranche avec une écologie jugée trop souvent compatible avec le marché, la croissance et les compromis institutionnels.


Cause Commune : un projet municipal en construction

Cause Commune s’est progressivement imposée dans le paysage politique montpelliérain comme un mouvement citoyen critique de la gestion actuelle de la ville. Sa ligne repose sur plusieurs axes structurants : démocratie locale, justice sociale, écologie populaire et opposition aux politiques jugées autoritaires ou libérales menées par la municipalité socialiste.

L’alliance avec La REV s’inscrit dans cette logique. Elle vise à renforcer un projet municipal qui ne se limite pas à l’aménagement urbain ou à la transition énergétique, mais qui interroge plus largement les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et les choix économiques à l’échelle locale.


La REV : une écologie politique radicale et cohérente

Fondée autour de la figure d’Aymeric Caron, La REV – Révolution Écologique pour le Vivant se distingue par une ligne politique clairement assumée. Le parti défend une écologie qui ne sépare pas la question environnementale des rapports de domination, qu’ils soient économiques, sociaux ou culturels.

Antispécisme et défense du vivant

La REV inscrit l’antispécisme au cœur de son projet politique. Cela implique une remise en cause structurelle de l’exploitation animale, de l’élevage, de la pêche et plus largement du modèle productiviste qui considère le vivant comme une ressource. Cette approche, encore marginale dans le débat municipal, ouvre des questions concrètes : politiques alimentaires, restauration collective, place des animaux en ville, soutien à une agriculture paysanne et végétale.

Une critique anticapitaliste assumée

Contrairement à une écologie d’accompagnement, La REV développe une critique explicite du capitalisme, identifié comme l’un des moteurs centraux de la destruction du vivant. Le parti défend une transformation profonde des modes de production, de consommation et de gouvernance, y compris à l’échelle municipale et métropolitaine.

Dans le cadre des municipales, cette orientation se traduit par un refus des grands projets inutiles, une critique de la spéculation immobilière, et la volonté de replacer les besoins sociaux et écologiques avant l’attractivité économique et la concurrence entre territoires.

Droits humains et solidarité internationale

La REV revendique également un engagement clair sur les droits humains. Le parti s’est notamment illustré par ses prises de position contre les violences coloniales et impérialistes, et par son soutien explicite au peuple palestinien face aux crimes de masse perpétrés à Gaza.

Cet engagement dépasse le cadre national : il s’inscrit dans une vision politique où les collectivités locales ont un rôle à jouer dans la solidarité internationale, les jumelages, les coopérations et les prises de position symboliques. Une orientation qui fait écho aux débats locaux sur les relations internationales de la mairie de Montpellier.


Une écologie de rupture à l’échelle municipale

L’alliance entre Cause Commune et La REV vise à traduire ces orientations idéologiques dans un programme municipal concret. Cela implique de penser l’écologie non pas comme une simple transition technique, mais comme un projet de transformation sociale.

À Montpellier, cela pourrait se traduire par :

  • une politique alimentaire favorisant le végétal et l’accès universel à une alimentation de qualité ;
  • une remise en cause des logiques de bétonisation et de densification spéculative ;
  • une approche sociale de la transition écologique, attentive aux inégalités territoriales ;
  • une démocratie locale renforcée, permettant aux habitant·es de peser réellement sur les décisions.

Une alliance qui recompose le paysage politique local

Cette alliance intervient dans un contexte de fragmentation et de recomposition à gauche et dans le champ écologiste à Montpellier. Elle marque la volonté de construire une alternative distincte à la fois de la majorité socialiste actuelle et des écologistes institutionnels jugés trop accommodants.

Reste à voir si cette « écologie de rupture » saura élargir sa base électorale au-delà des cercles militants et s’ancrer durablement dans les quartiers populaires et les périphéries de la métropole. Mais une chose est certaine : l’alliance entre Cause Commune et La REV introduit un clivage politique clair dans la campagne municipale à venir, en posant frontalement la question du contenu réel de l’écologie municipale.


Ce que révèle cette alliance

Au-delà de l’annonce, l’union entre Cause Commune et La REV pose une question centrale pour les municipales de 2026 : l’écologie peut-elle se contenter d’ajustements à la marge, ou doit-elle s’assumer comme un projet de rupture avec les logiques économiques et politiques dominantes ?

À Montpellier, cette alliance entend clairement répondre par la seconde option.